A Friday in San Francisco

Last Friday I spent the afternoon in San Francisco. I wanted to visit two museums; I ended visiting only one, and patronizing a wine bar after.

First stop, the Cartoon Art Museum. It is a small museum with few rooms; even if I took my time, my visit lasted only an hour and a half. The museum is dedicated to the cartoon art, but also to illustrated art.

One thing: the museum’s name is misleading. It should have « American » in it, because except for an 18th century French drawing, everything is American. Don’t look for Tintin, Asterix, mangas or japanese prints, there is none of it there. Once this is understood, you’re in for a nice tour.

The first exhibit is called I See What You Say: Visual Stories and Narrative Art. Sketches, final prints and illustrated books make us understand there is no right way to draw a story, each artist has its own.

Sam Kieth, Samplings and Dabblings is a compilation of works by Sam Kieth, an artist that I did not know. He worked at Marvel and draw the series « Sandman ». He is a gifted artist; visitors can see complex drawings that took many hours of work.

But the jewel of the temporary exhibits is the one dedicated to Chuck Jones, the famous animator and creator of Looney Tunes characters such as Bunny, Daffy Duck, Roadrunner, Coyote, Porky Pig, Pépé the Pew. As a bonus, a TV broadcasts Looney Tunes continually. The exhibit presents sketches of these famous characters, but also paintings and watercolors of « more serious » objects.

The second to last section explains the birth of the (American) modern comics, from the first drawings in early 20th century newspapers (The Yellow Kid, Little Lulu, Lil’ Abner) until the modern characters of Doonesbury, Peanuts and others, with Popeye and The Spirit in between. It is more of an overview than a complete survey of American comics.

In conclusion, this museum has a limited scope, but if you like comic art, it is a very interesting stop. However, the museum store has also a limited scope: since you can buy mangas everywhere else, why give them so much shelf space?

Then I tried to visit the Museum of Craft and Folk Art, but it had closed its doors in December 2012 after 30 years of operation. Instead I went to the Press Club wine bar, located in front of what was the museum.

Once again I was hit by « the curse of the lone woman in a bar/restaurant ». For too many people in the restaurant industry, a lone woman = unprofitable customer, and then you get a very minimal service. I would have liked to tell the waiter that the cabernet was too hot, but he went AWOL the whole time that I sipped my wine. I finally managed to catch his attention, then I ordered a snap pea salad and the check.

This is quite a posh place, but since San Francisco has a high rate of techno millinaires in jeans, do as I did and don’t be shy about ordering the happy hour specials.

 

Un vendredi à San Francisco

Vendredi dernier, je suis allée passer l’après-midi à San Francisco. Je voulais visiter deux musées, j’ai dû me contenter d’en visiter un seul, pour finir la journée dans un bar à vin.

Premier arrêt, le Cartoon Art Museum, Musée de la bande dessinée. C’est un petit musée de quelques salles, et même en faisant lentement le tour, ma visite a duré environ 1 h 30. Le musée est consacré à la bande dessinée, mais aussi à l’illustration.

Un bémol, le nom du musée est trompeur. Il faudrait ajouter l’adjectif American. À part une illustration française du 18e siècle, tout est américain dans le musée. Ne cherchez pas Tintin, Astérix, des mangas, des estampes japonaises, il n’y en a pas. Une fois que vous aurez compris ceci, votre visite sera très agréable.

La première exposition s’intitule I See What You Say: Visual Stories and Narrative Art et comprend des planches et des croquis de livres illustrés afin de nous faire réaliser qu’il y autant de manières de dessiner une histoire qu’il y a d’artistes.

Sam Kieth, Samplings and Dabblings est une rétrospective du dessinateur Sam Kieth, que je ne connaissais pas, qui a travaillé chez Marvel et dessiné la série Sandman. C’est un dessinateur et un artiste très talentueux et on peut admirer de superbes planches très complexes, fruit de nombreuses heures de travail.

Le clou des expositions temporaires est celle consacrée à Chuck Jones, célèbre animateur et créateur de personnages de Looney Tunes, dont Bugs Bunny, Daffy Duck, Roadrunner, Coyote, Porky Pig, Pépé the Pew. En prime, il y a un téléviseur qui projette en boucle des épisodes de Looney Tunes! L’expo comprend évidemment des croquis de ces célèbres personnages, mais aussi des toiles, des aquarelles de sujets plus « sérieux ».

L’avant-dernière section du musée est consacrée à la naissance de la bande dessinée (américaine) moderne, des premiers dessins dans les journaux du début du 20e siècle (The Yellow Kid, Little Lulu, Lil’ Abner), jusqu’aux personnages modernes de Doonesbury, Peanuts et autres, en passant par Popeye et The Spirit. Il s’agit davantage d’un survol que d’une rétrospective complète de la BD américaine.

Bref, c’est un musée un peu limité, mais pour ceux qui aiment la bande dessinée en général, et les comics en particulier, il s’agit d’un bel arrêt à San Francisco. Cependant, la boutique gagnerait à avoir un stock plus diversifié. Les mangas s’achètent partout, pourquoi leur réserver autant d’espace?

Comme je me suis ensuite butée à des portes closes au Museum of Craft and Folk Art, qui a fermé en décembre 2012 après 30 ans d’existence, je suis allée  au bar à vin Press Club, situé juste en face.

Encore une fois, j’ai été frappée par la malédiction de « la femme seule dans un bar/restaurant ». Très simple: pour trop de gens dans la restauration, une femme seule = cliente pas payante, alors le service est minimal. J’aurais aimé dire au serveur que le cabernet était trop chambré, mais il a disparu très longtemps, le temps que je boive mon verre. Heureusement, j’ai réussi à lui mettre le grappin dessus pour commander une salade de pois mange-tout et régler l’addition.

C’est un endroit chic, mais comme on est à San Francisco et qu’il doit y avoir une grande concentration de millionnaires technos en jeans, il faut faire comme moi et ne pas se gêner de profiter du spécial de fin de journée.

 

 

Strolling in Jack London Square

Jack London Square is one of Oakland’s main attractions. I often talk about it because there is only a parking lot between the Square and my appartment building. So, I walk there everyday. Come and take a stroll with me. You can click on the pictures to see them in their original size.

 

These high palm trees are located near the waterfront. One can sit on the benches and daydream.

 

 

 

 

 

Jack London’s cabin in Yukon. It was dismantled to be transported here and then reassembled piece by piece.

 

 

 

A statue of White Fang is in front of the cabin. White Fang, a wolfdog, is the principal character of the novel by the same name, novel which made its author famous. Children  adore mounting it and parents adore photographing them on  White Fang’s back.

 

 

Here and there, passersby can see wolfdog prints :

Heinold’s First and Last Chance Saloon was one of the bars where Jack London drank many beers. The bar exists since 1883. Inside, the floor is still warped because of the 1906 earthquake. This place is very nice, and since it is forbidden to use your cellphone (inside), the average age of the patrons seems to be 40 years old.

 

« Small » ships in the Oakland marina.

The Waterfront Hotel is mounted on stilts.

The cranes in the Port of Oakland have inspired some artists, see here and there.

On Sundays, the Square hosts a Farmers’ Market from 9 until 2 pm; there will be a night market the first Friday of each month from May until September.

It was very nice to stroll with you, thank you!

 

Visite de Jack London Square

Jack London Square est une des principales attractions touristiques d’Oakland. J’en parle souvent, parce que seul un stationnement me sépare de cet endroit, j’y passe donc tous les jours. Venez faire un tour avec moi. Vous pouvez cliquez sur les photos pour les voir en grand format.

 

Ces immenses palmiers sont tout près de l’eau. On peut s’asseoir dans les gradins devant et rêvasser.

 

 

 

 

 

La cabane de Jack London alors qu’il habitait au Yukon. Elle a été démontée pour être transportée ici et remontée pièce par pièce par la suite.

 

 

 

Devant, il y a une statue de Croc-Blanc, le chien-loup qui est le principal personnage du roman du même nom, qui a fait la renommée de Jack London. Les enfants adorent monter sur la statue, et leurs parents adorent les photographier.

 

Un peu partout dans JLS on retrouve de petites empreintes de chien-loup :

Heinold’s First and Last Chance Saloon était un des endroits où Jack London aimait prendre de nombreuses bières. Le bar existe depuis 1883. À l’intérieur, le plancher est gondolé depuis le tremblement de terre de 1906. L’endroit est très sympa, et puisqu’on y interdit d’utiliser les cellulaires, la moyenne d’âge des clients semble être de 40 ans.

« Petits » bateaux de la marina d’Oakland.

Le Waterfront Hotel est monté sur des pilotis.

Les grues du port d’Oakland, qui ont inspiré quelques artistes, voir ici et .

Les dimanches, un marché public se déroule de 9 h à 14 h; il y aura un marché public nocturne les premiers vendredis de mai à septembre.

Merci de votre visite!

A Monday at the Beach

Yes, dear readers asking for more frequent updates of this blog, I went at the beach Monday afternoon. I though I was on vacation, because I worked a lot during the past six weeks, with my grammar course and so on. That is one of the reasons that I updated this blog less often.

So, yesterday morning, while walking briskly on a treadmill at the gym, I saw on TV that the maximum predicted on the coast was 90 F. I don’t know how to convert Celsius degrees to Farhenheit and vice versa, but I knew it meant « hot ». I did a quick search on AC Transit website and saw that the nearest beach, on Alameda Island, was less than 20 minutes away by bus. I hurriedly packed towel, books, sunscreen, hat, water and lunch and I went to worship the Sun.

This beach was not as beautiful as those superb beaches in the Carabbean Islands or in South America were throngs of North American tourists go. But I am not fussy, going to the beach is still an « event » for me.

Here it is.

Un lundi à la plage

Oui, chers lecteurs qui réclamez à grands cris une mise à jour de ce blogue, je suis allée passer l’après-midi de lundi à la plage. J’avais l’impression d’être en vacances. J’ai été très occupée ces dernières semaines par mon cours de grammaire.  C’est entre autres pour cela que j’ai moins écris ces derniers temps.

Donc, hier matin, je marchais vivement sur un tapis roulant au gym, quand j’ai vu à la télé la miss météo afficher un 90 F comme température maximale sur la côte. Je ne sais pas encore par coeur comment convertir les degrés Fahrenheit en degrés Celsius,  mais je savais que ça voulait dire « chaleur ». J’ai fait une recherche rapide sur le site Internet de la société de transport en commun AC Transit, et j’ai vu que la plage la plus près, sur l’île d’Alameda, était à moins de 20 minutes de bus.  Serviette, livres, crème solaire, casquette, eau et casse-croûte ont été empaquetés à la hâte, et je suis allée adorer le dieu soleil à mon tour.

Cette plage était loin d’être aussi belle que les plages superbes des Caraïbes et d’Amérique du Sud souvent fréquentés par les Nord-Américains, mais, je ne suis pas difficile, aller à la plage constitue encore un événement.

Voilà la plage.

Dépaysée, moi?

Deux questions qui reviennent souvent, autant du côté américain que canadien, sont les suivantes : est-ce que c’est très différent? Tu t’adaptes bien? La réponse à ces questions est, dans l’ordre, non et oui. La Californie n’est pas si différente du Québec ou du Canada. À part le ciel toujours bleu (!) et les palmiers qui se balancent au vent, peu de choses sont véritablement différentes. Je vais même vous montrer à quel point ma région adoptive et celle que j’ai quittée se ressemblent.

1)    Corruption, corruption

La Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction bat son plein au Québec. Ici, à San Francisco, un scandale a éclaté à notre arrivée en la personne de Henry Alvarez, directeur à San Francisco de ce qui à Montréal s’appelle l’Office municipal d’habitation. Il est soupçonné d’avoir attribué illégalement des contrats à des connaissances, et est l’objet de trois poursuites par des employés pour harcèlement et discrimination. En plus de ce beau bilan, il a profité de son congé de maladie (!), en vigueur depuis la fin janvier, pour ouvrir un restaurant à Berkeley. Voyant le tollé suscité par cette dernière révélation, la Ville I’a finalement congédié cette semaine.

2)    Histoire d’eau

Contrairement à ce que je croyais, Montréal n’est pas la seule ville à avoir encore des conduites d’eau en brique. En juin 2012, une dalle de béton s’était affaissée dans le Vieux-Montréal, et comme l’indiquait TVA : « L’égout en briques datant de 1876 menace à tout moment de s’effondrer. ». J’ai trouvé sur le Net une demande de propositions daté de novembre 2012 afin de remplacer les canalisations en brique de San Francisco. Comme m’a dit si judicieusement le viking, contrairement à celles de Montréal, les conduites en brique de San Francisco ont résisté aux tremblements de terre de 1906 et 1989…

3)    Une ville à la recherche de son centre

Les Montréalais aiment bien se moquer de Laval, une ville immense, mais qui n’a pas de centre-ville à proprement parler. Le 9 mars dernier, j’ai lu dans le San Francisco Chronicle que la ville de Fremont veut se doter d’un centre-ville. L’article commençait comme suit : Si Fremont a une âme, elle se trouve quelque part entre un centre commercial et une voie pour tourner à gauche. » Comment ne pas penser à Laval? Vraiment, je ne me sens pas du tout dépaysée en lisant ce genre de nouvelles!

Autres points communs, en vrac : les nids-de-poule (Québécois, non, vous n’êtes pas les seuls à souffrir), le transport en commun sous-financé, l’endettement étudiant, l’impopularité des taxes et des impôts… bref, je suis toujours sur le même continent!

Play Ball!

A true sign of spring’s arrival, the baseball season started on Monday, April 1st. The viking and I went to see the opening game of the local team, Oakland’s Athletics or A’s. Three years ago, when we were on vacation in the United States, in both Washington and Philadelphia we dropped the idea of seeing a game because of the expensive price of tickets. Here in Oakland, it is much more affordable. Moreover, the stadium is only two Bart stations from here.

First observation: the stadium was sold-out and there was a great atmosphere. Most people wore garments or accessories sporting the team’s colors, yellow and green. Second observation: it is quite crips in the bleachers! Even with coat, scarf and gloves, as soon as the sun set, I was then a little cool. Last observation: the stadium was filled with White and Latino people, there were few Afro-Americans there.

For the first time on this blog, here is a picture of an anonymous viking, his true identity carefully preserved thanks to his sunglasses and baseball cap:

 

Jackie always operating incognito, drinking coffee to stay warm:

The stadium at the beginning of the game:

We had a great night. Only once did we realized that we were foreigners, in the 7th inning. Usually the crowd sings Take Me Out to The Ball Game, but before this, we heard a quite patriotic rendition of God Bless America.

The game’s score? The A’s lost 2-0 against the Seattle’s Mariners, and even though the team won the championship of the West division of the American League, it followed a sad tradition, losing its 9th consecutive opening game. For baseball lovers, this game was a beautiful battle of the pitchers; for those insensible to baseball’s poetry, it could have been described as a boring game.

We have tickets to see a game in May between Oakland and San Francisco, it will be the real McCoy!

Au jeu!

Signe que le printemps est vraiment arrivé, la saison du baseball s’est mise en branle le lundi 1er avril. Le viking et moi avons assisté au match inaugural de l’équipe locale, les Athletics ou A’s d’Oakland. Il y a trois ans, alors que nous étions en vacances au pays de l’Oncle Sam, à Washington et Philadelphie, nous avions abandonné à regret l’idée d’assister à une partie, étant donné le prix exorbitant des billets dans les deux villes. À Oakland, ce sport est bien plus abordable. De plus, le stade n’est qu’à deux stations de métro d’ici.

Premier constat: le match affichait complet, et il y avait de l’ambiance. La majorité des gens portaient des vêtements ou accessoires aux couleurs de l’équipe, le jaune et le vert. Deuxième constat: dites donc, c’est frais dans les estrades! Même avec manteau, écharpe et gants, j’ai eu un peu froid dès que le soleil s’est couché. Troisième observation: le stade était rempli de Blancs et de Latinos, très peu d’Afro-Américains étaient présents.

En exclusivité sur ce blogue, voici une photo d’un viking incognito avec ses lunettes et sa casquette:

Moi-même, toujours incognito, buvant du café pour me réchauffer:

Le stade au début de la partie:

Nous avons passé une belle soirée. Une seule fois nous nous sommes rendus compte que nous étions vraiment étrangers, en septième manche. Normalement, la foule entonne la chanson Take Me Out to The Ball Game, mais là, tout juste avant, nous avons eu droit à God Bless America interprétée avec une ferveur toute américaine.

Le résultat de la partie? Les A’s ont perdu 2-0 contre les Mariners de Seattle, et même si les A’s ont remporté le championnat de la division Ouest de la ligue américaine, ils ont poursuivi une triste tradition en perdant leur 9e match inaugural consécutif. Pour les amateurs de ce sport, ce fut un beau duel de lanceurs, pour les autres, insensibles à la poésie du baseball, ce match aurait pu être qualifié d’ennuyeux.

Nous avons des billets pour assister en mai à une rencontre Oakland – San Francisco, ce qui promet d’être du sport!