Québec libre!

Oui, Québec libre! est une sculpture de l’artiste (québécois) Armand Vaillancourt, située tout près d’une des principales attractions touristiques de San Francisco, soit le Ferry Building. Il s’agit d’une gigantesque fontaine.


La plaque sur la fontaine est minimaliste. Toutefois, mon guide touristique de la région contient plus de renseignements. Cette fontaine a été créée en 1971 et Vaillancourt a écrit Québec libre! en rouge sur celle-ci la veille de son inauguration. En 1987, Bono, le chanteur du groupe rock U2, a aussi grafitté l’oeuvre en y inscrivant « Rock and roll stops the traffic », puisque l’immense foule qui assistait au concert improvisé de U2 en pleine rue avait bloqué la circulation.

Trois jours plus tard, pendant un concert de U2 à Oakland, Armand Vaillancourt est monté sur scène et a été présenté à la foule.

J’ai appris que l’artiste demande l’aide du public pour réaliser une sculpture en hommage à Michel Chartrand en lisant un article sur le site de Radio-Canada. Il s’agit d’un projet qui mérite d’être réalisé. Michel Chartrand, en compagnie de sa compagne Simone Monet, a été l’un des plus grands défenseurs de la justice sociale et des droits humains que le Québec a connu.

Free Quebec! (Vaillancourt Fountain)

Québec libre! or Free Quebec! is a sculpture made by an artist from Quebec, Armand Vaillancourt. It is located near one the main attractions in San Francisco, the Ferry Building. It is a gigantic fountain.

 

The plaque on the fountain contains few informations. However, my touristic guide is more exhaustive. The fountain was made in 1971 and Vaillancourt spray painted Québec libre! in red letters the night before its dedication. In 1987, Bono, singer of the rock band U2, also wrote a graffiti on it: « Rock and roll stops the traffic », as the great crowd attending U2’s improvised show on the street had blocked traffic.

Three days later, during U2’s show in Oakland, Vaillancourt got on stage and was introduced to the public.

While surfing on the French CBC website, I learned that the artist is seeking funds from the public to create a sculpture to pay a tribute to Michel Chartrand. It is a worthwhile project. Michel Chartrand, with his wife Simone Monet, has been of the greatest advocates of social justice and human rights in Quebec.

 

La bataille de la Baie

Hier, nous sommes allés à notre second match des A’s d’Oakland, qui recevaient les Giants de San Francisco. Les A’s ont gagné 6-3, et le pauvre lanceur partant des Giants a été remplacé après 2 manches et demi à sa première partie dans les ligues majeures… Il peut se consoler, son équipe a employé cinq lanceurs; il n’a pas été le seul à mal lancer. Grâce à cette victoire, la fiche des A’s est de 10 victoires en 11 matchs!

Je crois que l’organisation compense le prix des billets, qui sont abordables, par de la nourriture à prix fort. Cette fois-ci, la nourriture était meilleure (mais on se comprend, des sandwiches « Philly steak », ce n’est pas de la grande cuisine).

Tout compte fait, nous avons passé une belle soirée.

Visite au jardin botanique de UC Berkeley

En ce beau vendredi frais et ensoleillé, mon invitée souhaitait passer un après-midi plus calme. Nous avons décidé de nous rendre au campus de l’Université de Californie à  Berkeley. Nous avions le choix de visiter le musée d’art de Berkeley (il y a vraiment un musée sur le campus), ou le jardin botanique. Le jardin est situé dans la partie montagneuse du campus et nous y sommes allées à pied, une balade de 45 minutes. Heureusement, nous avons pu prendre la navette du campus pour rentrer. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, nous avons pu admirer de superbes plantes, notamment au jardin de roses.

De là-haut, nous avions vue sur la baie et le Bay Bridge qui relie Oakland et San Francisco.

Golden Gate Bridge

Depuis le début de la semaine, je me balade un peu partout avec notre première invitée. Hier, comme de nombreux touristes, nous avons pris place à bord d’un autocar sans toit pour admirer San Francisco, le Golden Gate Bridge et le charmant village de Sausalito sur l’autre rive.

Voici quelques photos de notre périple.

Histoires de poste et d’argent

Dans mon billet précédent sur la fin de notre service canadien de téléphonie cellulaire, un commentaire disait « Et par courrier… ». Eh bien, depuis que je suis ici, je suis allée plus souvent au bureau de poste que durant toute la dernière année à Montréal. J’y vais pour poster des lettres ou de petits colis à l’étranger.

Le site Internet de United States Postal Service (USPS) est tellement mal fait pour indiquer un bureau de poste près de chez soi que cela fait à peine deux semaines que je vais à un véritable bureau de poste. Auparavant, j’allais dans des comptoirs « d’agents autorisés » par USPS dans des commerces, ce qui a des conséquences sur le consommateur.

Les premiers mois, je suis allée au seul comptoir qui avait l’air près d’ici, dans une pharmacie du quartier chinois. Le problème, c’est qu’il y a un comptoir unique pour la poste et les envois d’argent à l’étranger, et c’est LONG envoyer de l’argent. Fait vécu : devant moi, un jeune sort un ÉNORME rouleau de billets de ses poches. La préposée compte l’argent, puis inscrit dans la caisse… 14 000 $. Elle insère les billets dans une machine à compter les billets. Puis, elle les reprend et les examine UN par UN à la lumière pour vérifier leur authenticité. Puis, elle attend que le modem réponde. Puis, elle ne pense PAS à poster ma lettre entre-temps, une histoire de 30 secondes. Puis, je commence à m’énerver! Coût d’envoi d’une lettre au Canada : 1,40 $.

Au début de février, je me rends compte qu’il y a un comptoir semblable derrière la gare, à deux rues d’ici. Coût d’envoi d’une lettre au Canada : 1,70 $. « Dites-moi mon brave, que je demande au préposé, n’y aurait-il pas des différences de tarifs entre les agents autorisés et la poste? » Oui, me répond-il. Bienvenue aux États-Unis, là où le commerce (et non le client) est roi.

Vous savez combien cela coûte d’envoyer une lettre au Canada dans un véritable bureau de poste? 1,10 $!

Ici, USPS est en crise : fin de la distribution du courrier le samedi en juin, vente de bureaux de poste pour renflouer les coffres, licenciements. Il y aura de plus en plus de ces comptoirs où les consommateurs payent plus cher qu’à la poste. Je trouve cette situation choquante et injuste, puisqu’elle pénalise encore une fois les gagne-petits.

Encore heureux que Postes Canada n’ait pas pensé à appliquer ce même modèle à ses sous-traitants.

Un formidable outil de mobilité

Une des choses qui a facilité mon adaptation à mon nouvel environnement est la navette B qui circule gratuitement sur la rue Broadway. Cette rue nord-sud est un des principaux axes de la ville. La navette part de Jack London Square et va jusqu’à la rue Grand, qui est entre la 22e et la 23e rue.

Photo: Oaklandnet

En semaine, elle est en service jusqu’à 19 h et jusqu’à 1 h du matin les vendredis et samedis soirs. Sans cette navette, je serais restée peut-être plus souvent entre les quatre murs de l’appartement les premières semaines. Je vais faire mes courses à pied, et si je ramène un sac plus lourd, je prends la navette.

Je vous entends penser, et non, il n’y a pas seulement des sans-abris comme passagers. L’autobus est adapté aux fauteuils roulants, comme tous les bus de AC Transit, et s’abaisse pour faciliter l’embarquement des personnes âgées et des mamans à poussette. Je vois régulièrement des personnes handicapées et leurs accompagnatrices, et si elles devaient toujours payer 2,10 $ (le prix d’un passage de AC Transit), il y a fort à parier que certaines de leurs activités seraient annulées. Les personnes à faible revenu peuvent aller gratuitement faire des courses ou se rendre à des entrevues pour des emplois. Quand on est payé 8 $ de l’heure au salaire minimum, payer 4,20 $ aller-retour pour aller quelque part est un « pensez-y bien ».

Emeryville, qui est coincée entre Oakland et Berkeley, offre trois circuits de navette gratuite à ses citoyens.

Si ces petites villes désargentées (10 000 habitants à Emeryville, 400 000 habitants à Oakland) ont trouvé le moyen de financer des navettes gratuites, pourquoi Montréal ne pourrait-elle pas proposer un service semblable à ces citoyens? Une navette coûte bien moins cher qu’un métro et pourrait contribuer à revitaliser certains quartiers ou secteurs de quartiers mal desservis par le transport en commun actuel.

 

Terre et mer

Ce samedi, nous sommes allés à Mendocino, un village à quelques heures de route au nord, sur la côte du Pacifique. Nous avions décidé la veille au soir de partir une nuit quelque part. Comme je suis la directrice du comité des loisirs, j’ai regardé dans le guide AAA. Mendocino, sur la côte, était décrit comme étant un charmant village de maisons victoriennes. Ne reculant devant rien, nous sommes partis samedi matin le coeur léger, avec quelques vêtements dans un sac à dos.

Nous avons traversé les comtés de Sonoma et de Mendocino, admirant les vignobles qui se succédaient de milles en milles sur des versants jaunis par la sécheresse. Il faisait chaud, près de 30 degrés. Puis, la route a bifurqué en forêt, l’air est devenu frais, et puis, enfin, nous étions au bord de l’océan, là où il faisait environ 15 degrés. Un vent vraiment maritime décoiffait tout.

Le village de Mendocino, perché sur une falaise. (Je vous conseille de cliquer sur les photos pour les voir en plus grand format.)

 

La mer est très belle et très froide. Le paysage ressemble à celui de la Gaspésie, rocher percé en prime.

La vue depuis notre chambre, à l’écart du village.

Ne faites pas comme nous, renseignez-vous sur l’hébergement avant de partir. Les chambres sont loués de 150$ à 500$, le résultat de l’équation « village pittoresque + bord de l’océan = profitons des touristes ». Pour vous donner une idée, à 149$ on nous proposait une chambre avec vue sur le village et des toilettes privées à l’étage au-dessous. L’hôtel Mendocino proposait, le plus sérieusement du monde, une chambre bien ordinaire à 289$ avec vue sur l’océan, salle de bain attenante, sans petit déjeuner. Nous avons finalement trouvé quelque chose entre ces deux prix, avec petit déjeuner et demie bouteille de vin.

Le lendemain, pour la partie « terre » de notre escapade, nous sommes allés marcher au Russian Gulch State Park. Il n’y a plus de ces séquoias de 500 ans, mais des souches qui restent donnent un aperçu de ce que cette forêt avait l’air avant d’être exploitée intensivement au 19e siècle.

 

Si nous y retournons, nous ferons du camping!

Surf and Turf

Saturday, we went to Mendocino on the Pacific coast, a village a few hours north by car.  We decided the night before to spend the night elsewhere. As the head of the recreational commitee, I looked in the AAA Tourbook. Mendocino was described as a charming village filled with victorian houses. We left on Saturday morning undaunted, with a fews garments in our backpack.

We drive through Sonoma and Mendocino counties, admiring the vineyards that were rolling by on hills yellowed by the drought. It was hot, nearly 90 F. Then the road went into the forest, the air was crisp, and then we were near the ocean, where the temperature was much lower, approximately 59 F. An ocean wind messed our hair.

The village of Mendocino, nestled on a cliff (you should click on the picture to see them in a larger format).

 

The sea is beautiful and very cold. The landscape is very much like Gaspésie’s landscape in Quebec, with a twin of Percé’s Rock.

 

The view from our room, farther from the village.

Don’t imitate us, check out the lodging opportunities before going there. Rooms are priced between $150 and $500, the result of the equation « picturesque village + seaside = tourists’ exploitation ». An example: for $149 we could have rented a room with a view of the village with  a private restroom on the floor below. The Mendocino Hotel was renting an ordinary looking room with a restroom for $289, with an ocean view, but without breakfast. We finally found something in between, with breakfast and a half-bottle of wine.

The morning after, for the « surf » part of our trip, we went hiking in the Russian Gulch State Park. There is no more 500 year-old sequoias, but remaining stumps give us a glimpse of what that forest looked like before  it was subjected to clearcut in the 19th century.

 

But if we ever go back, we will go camping in the state park!