Randonnée alpine : photos

Chose promise, chose publiée, voici quelques photos de notre randonnée de jeudi dernier.

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Vue du village d’Utelle depuis un belvédère.

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Le village vu depuis la route vers le sanctuaire de la Madone d’Utelle.

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Le sanctuaire, isolé et paisible.

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Il fait beau….

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… mais la brume revient vite.

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Un chat alpin d’Utelle…

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… et un chat alpin de Lantosque.

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Le village de Lantosque.

Voir de superbes paysages et devenir amie avec deux chats alpins aux oreilles écorchées ont été deux bons moments de ce voyage!

Randonnée alpine

Aujourd’hui,  nous sommes allés nous promener dans les Alpes, notamment à Utelle, au village et au sactuaire du même nom consacré à la vierge Marie. Le sanctuaire est à six kilomètres du village, mais comme pour s’y rendre il faut emprunter une route étroite en virages en épingle,  il semble bien éloigné.  Une fois rendu, à plus de 1200 mètres d’altitude, il ne pousse que des arbustes,  le sol est caillouteux et couvert d’une mousse peu épaisse, le vent décoiffe, mais s’il fait soleil, un panorama grandiose s’offre aux yeux des visiteurs. Les montagnes françaises et italiennes entourent le plateau du sanctuaire,  un endroit vraiment très tranquille, et probablement pas accessible l’hiver à cause de la route.
Malheureusement,  je ne peux publier des photos tout de suite, mais vous pourrez bientôt juger par vous-mêmes à quel point cette région est magnifique.

De plus, comme l’endroit est près de sentiers de randonnée, il y a un restaurant qui propose une cusine simple et bonne à prix très abordable,  ainsi qu’un gîte. Un endroit à découvrir autant pour les fervents de la marche que pour les fervents chrétiens (ou, comme moi, pour les fervents de la fourchette et des beaux paysages).

Lyon, puis la Provence

Jeudi dernier, je suis allée au Musée d’art contemporain de Lyon,  qui accueille la Biennale de Lyon jusqu’en janvier. Disons que si vous avez des préjugés sur l’art contemporain,  ce n’est pas là que vous allez les faire disparaître, mais de temps à autre, je ne déteste pas être un peu secouée par l’art. Vendredi, je me suis reposée et suis restée à la maison.

En ce moment, je suis dans un village de Provence,  peut-être même suis-je en côte d’Azur,  nous avons visité Antibes hier et aujourd’hui nous irons à Grasse, la ville des parfums. Certains musées,  comme le musée Picasso d’Antibes, sont passés à l’horaire d’hiver, malgré qu’hier il faisait 30 degrés et que les plages de la ville étaient bien achalandées. Nous avons marché tout l’après-midi, sous le soleil, à la fin de la journée j’étais un peu fatiguée.  Aujourd’hui,  nous irons bronzer au musée.

Dernier point: la propriétaire du gîte est très contente de me voir manger avec appétit le matin, moi, je suis bien contente d’avoir autre chose qu’un petit croissant à me mettre sous la dent. Fruits, pain, crêpes, confitures maison et thermos plein de café,  je suis d’attaque pour la journée!

Lyon en vrac (2)

Le deuxième jour où j’ai visité Lyon, la journée a été plus sérieuse. J’ai visité le Centre d’histoire de la résistance et de la déportation dans la matinée, une visite de trois heures. Lyon a été occupée par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945). En 1987, Klaus Barbie dit « le boucher de Lyon » a été jugé pour crimes de guerre, notamment la déportation d’enfants juifs vers les camps de la mort. Le Centre diffuse un résumé du procès, au terme duquel il a été trouvé coupable et envoyé en prison. Autant le résumé du procès que toute l’exposition permanente sont sobres.

Ensuite, j’ai visité le Musée africain, un musée dirigé par des religieux. Les objets ont été rapportés par des missionnaires catholiques, et proviennent surtout d’Afrique de l’Ouest. Il y a peu d’explications, mais les objets sont classés par thème. Cette visite peut constituer une introduction à l’art africain, mais en fait, ce sont surtout des objets utilitaires qui sont exposés, en plus de masques et de statuettes utilisés dans des rituels.

Entre deux averses, j’ai grimpé dans le quartier de la Croix-Rousse, question de garder la forme. Le Gros cailloux est un des symboles du quartier, il a été exhumé en 1892 pendant les travaux pour instaurer un funiculaire entre le quartier et la Presqu’île (Lyon est traversée par deux fleuves, le Rhône et la Saône).

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La suite bientôt.

Lyon en vrac

J’ai arpenté les rues de Lyon cette semaine et j’ai aussi profité du réseau de transport en commun, qui comporte métro, tramways et bus. Pour visiter en toute tranquillité, je me suis procuré la Lyon City Card (en français dans le texte), qui donne un accès illimité au transport en commun et permet de visiter gratuitement 22 musées.

Petit matin gris sur la Place Bellecour :

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La cathédrale de Fourvières surplombe la ville.

J’ai d’abord visité le Musée des tissus et le Musée des arts décoratifs, qui logent dans le même complexe. J’ai ensuite visité un atelier de soierie. Lyon a été longtemps une ville réputée pour la qualité de ses tissus et surtout, pour la qualité et le raffinement des soieries (vêtements, tapisseries, tentures).

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Mesdames, vous trouverez sans peine de jolis foulards de soie peints à la main, comme l’illustre la photo. Sur la photo ci-dessous, broderies sur soie.

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Évidemment, les foulards que je trouvais plus jolis étaient bien plus chers, 300 euros! Ils avaient des appliqués de velours. Pourquoi sont-ils bien plus chers, que je demande à la dame. Réponse : la conception et la production des foulards soie et velours impliquent une dizaines d’entreprises lyonnaises, de quatre a six mois de travail. Je suis sortie sans rien acheter.

Voici un métier à tisser jacquard, du nom de son inventeur. Ces métiers encore utilisés aujourd’hui tissent des motifs complexes sur les tissus.

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Le viking, qui connaît ma passion des foulards et des écharpes (ma seule coquetterie), ne sera pas étonné d’apprendre que je ramène deux écharpes dans ma valise.

La suite de ma visite de Lyon sera publiée ultérieurement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couleur et beauté

Je profite de cette journée grise et pluvieuse pour vous parler d’une remarquable exposition au Musée des beaux-arts de Montréal intitulée Chihuly Un univers à couper le souffle. Pour voir quelques œuvres, consultez le site acouperlesouffle.ca  Il s’agit d’une exposition de pièces en verre soufflé. Nous sommes loin des plats à bonbons et théières en verre translucide ou monochrome, l’exposition, qui a cours jusqu’au 20 octobre, regroupe des œuvres gigantesques de couleur et de forme variées. C’est spectaculaire et nul besoin de connaître « l’ART » pour apprécier. Ensuite, promenez-vous dans les salles de la collection permanente,  qui a été rafraîchie depuis quelques années. J’ai aussi bien aimé l’espace lounge des familles, où les enfants peuvent dessiner. Les murs et les plafonds sont ornés de dessins inspirés de la bande dessinée (mangas, super héros), du graffiti et du tatouage.

Only Lyon

Hé oui, le slogan officiel de Tourisme Lyon est en anglais. Pas mal pour promouvoir la troisième ville de France… (Quand j’ai vu cela la première fois, j’ai ronchonné un bon 15 minutes!)
Mes fidèles lecteurs se souviendront que j’avais inventé une maxime, « il fait toujours beau, sauf quand je visite Alcatraz ». Le pendant européen est « quand on atterrit à Paris, il fait gris ».

Après un petit trajet de TGV, je suis arrivée vendredi à  Lyon en fin de journée.  Un ami est venu me chercher à la gare, puis nous nous sommes dirigés vers un village au nord de la ville où vivent ce couple d’amis. Où vivait un couple, puisque depuis la fin juin,  ils sont trois. Moins d’une heure après mon arrivée,  j’avais un poupon qui dormait dans mes bras. Je sens que cette étape lyonnaise de mes vacances va bien se passer, d’autant plus que grâce à la mélatonine,  j’ai dormi 11 heures cette nuit, cela faisait un bail que ça ne m’était pas arrivé. Vive les vacances!

Mondanités

Cette semaine, j’ai un emploi du temps de première ministre, puisque je repars jeudi de Montréal. Si des Montréalais n’arrivent pas à me voir malgré tout mes efforts, ils seront vus en priorité durant notre prochain séjour hivernal, promis, juré!

P.s. Dites donc, que de fumeurs à Montréal! Je m’ennuie aussi de la propreté du BART,  le métro régional de SF, dans lequel il est interdit de boire et de manger. De plus, il n’y a pas de journaux gratuits dans ce métro, contrairement à celui de Montréal, où le plancher des voitures est parfois caché par tant de journaux qui traînent. Une honte, et une honte dangereuse en plus.

Le retour

Je suis arrivée à Montréal vendredi après-midi sous un soleil radieux. Il ne faisait plus sept degrés, j’ai rapidement enlevé mon manteau d’automne. La gare d’autocar est située tout près de l’Université du Québec à Montréal, et je suis débarquée en pleine rentrée scolaire; il y avait des étudiants, et des files d’étudiants un peu partout, en plus d’un festival des arts émergents sur la rue Saint-Denis. C’est une chanteuse punk qui a donné le ton à mon arrivée.

En huit mois, on m’a souvent demandé ce qui me manquait de Montréal. Après mûre réflexion, je peux enfin répondre « l’esprit festif et la fermeture de rues ». Le Quartier des spectacle n’est la manifestation la plus visible de ce désir de se rassembler dans la rue pour fêter. Pour la rentrée,  aucun Montrélais ne s’étonne que la rue Saint-Denis devienne piétonne quelques jours devant l’université,  alors qu’à Oakland et San Francisco, fermer une rue et faire de la musique sur la voie publique n’est pas chose courante. San Francisco donne l’image d’une ville jeune, dynamique, centrée sur les nouvelles technologies, mais dans les faits, elle est peuplée de nombreux « vieux chiâleux », ou de « jeunes vieux chiâleux ».

Par exemple, savez-vous à quelle heure a dû se terminer le spectacle en plein air de Paul McCartney au Golden Gate Park il y a quelques semaines? (Un samedi) 22 h! Tout un contraste avec les spectacles du Festival de jazz ou des Francofolies, qui se terminent à minuit les samedis. En plus, certains se sont plaints qu’ils entendaient le spectacle chez eux. Moi, j’aurais bien aimé dire que j’ai écouté de chez moi, gratuitement,  un spectacle d’une légende du rock, mais bon…

De plus, à Okland, les quelques festivals qui ont nécessité une fermeture de rue avaient lieux les fins de semaine, de 9 h à 17 h, parfois 20 h, et n’étaient pas nécessairement gratuits. Par contre, le premier vendredi du mois, la rue Telegraph devient piétonne en soirée et se transforme en allée des galeries d’art, attirant plus de 10 000 personnes. C’est mieux que rien….

Est-ce notre côté latin qui s’ exprime avec tous ces festivals de rue, la Fête des voisins,  les défilés? J’avoue que cette atmosphère unique, où des millers de gens prennent possession pacifiquement de la voie publique, m’a manqué cet été.