Action de grâce à l’italienne

Cette année, le Viking et moi avons décidé de ne pas manger de dinde à l’Action de grâce américaine. L’an dernier, nous avions reçu un couple d’amis; cette année, ils sont à Montréal, et la plupart de nos connaissances fêtent en famille, alors nous avons décidé de manger seuls. Comme une dinde est un met trop volumineux pour deux personnes, j’ai suggéré au Viking de faire des pâtes fraîches, parce que « E buona la pasta! » (Les pâtes, c’est bon!)

C’est facile! Pour préparer cinq ou six portions, il suffit de mélanger 3 tasses de farine tout usage non blanchie et quatre oeufs à température ambiante. Une fois que la pâte est bien élastique, il faut l’aplatir. Nous avons une machine à pâte (laminoir), mais ça se fait aussi à la main. (Pour voir le beau Stefano F. faire des pâtes, c’est ici)

Ici, le Viking est en pleine action :

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Ensuite, il faut faire sécher les pâtes : de 15 à 30 minutes avant la consommation immédiate ou 24 heures afin de les conserver environ trois semaines dans un sac ou un contenant hermétique.

Tout ce travail, ça creuse l’appétit! Pendant que les pâtes sèchent, nous avons goûté à un rouleau de fromage mozzarella-jambon prosciutto-basilic. Verdict : c’est bien bon!

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Ensuite, le plat de résistance :

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J’espère que ces images vont stimuler votre appétit! Et surtout, vous convaincre que faire des pâtes fraîches, c’est simple, et que le résultat est si délicieux!

 

Agriculture urbaine

On parle beaucoup d’agriculture urbaine depuis quelques années. On peut bien se moquer des citadins qui veulent garder des poules ou des chèvres, il n’empêche que la revitalisation des villes n’est pas incompatible avec l’agriculture.

Par exemple, les abeilles qui meurent par millions à cause du syndrome d’effondrement des colonies. Les scientifiques sont de plus en plus convaincus que les pesticides employés dans l’agriculture de masse sont les principaux facteurs d’effondrement des colonies. Les ruches des villes, que les gens installent sur des toits, sont en meilleure santé que des ruches à la campagne; le salut des abeilles passe peut-être par la ville, ô cruelle ironie. (Vous pouvez regarder un reportage d’Envoyé spécial ici sur ce sujet: l’apiculture urbaine est à 28:35)

À Berkeley, une ferme urbaine produit environ 10 000 lb par an de fruits et légumes biologiques, récolte qui est principalement donnée aux gens qui souffrent d’insécurité alimentaire.

À Oakland, la Ville va adopter un règlement pour faire en sorte que les citoyens et les groupes communautaires puissent faire du jardinage et de l’agriculture sur des terrains vacants en autant qu’ils aient l’accord du propriétaire; auparavant, il fallait qu’ils aient aussi des permis de la ville. Et ils auront la permission de vendre leurs produits.

Le Viking et moi avons décidé de faire notre part. Notre balcon étant trop à l’ombre pour cultiver des plantes comestibles, nous nous sommes rabattus sur la culture intérieure… de champignons!

Nous avons acheté cette trousse de culture de champignons à l’épicerie Whole Foods, qui se fait surnommer « Whole Paycheck » (« toute une paye » : c’est pourquoi nous y allons rarement! C’est une épicerie spécialisée en produits biologiques et écologiques). Pour dix dollars, nous sommes convaincus d’avoir fait un bon investissement :

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Il paraît qu’il est possible d’avoir au moins deux récoltes. La première prend dix jours. Il suffit d’immerger le paquet, qui comprend du café moulu et des spores de champignons, durant une nuit pour déclencher la croissance des champignons :

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Par la suite, il faut verser une cuillère à soupe d’eau tous les jours sur la zone à cultiver Ce matin, ils ont fait leur apparition, après cinq jours!

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Ils doublent de taille chaque jour jusqu’à ce qu’on les récolte!

Pour voir ce que ça donnera, cliquez ici!

Nous sommes très contents d’encourager une entreprise d’Oakland, fondée par deux jeunes diplômés de UC Berkeley. L’entreprise récupère des tonnes de café moulu usagé qui serait jeté aux ordures. Pour voir une vidéo en anglais qui explique comment ils fabriquent ces trousses, cliquez ici.

Nous avons bien hâte de goûter à ces champignons…

 

Un joyau restauré

Le Viking et moi sommes allés visiter la tour Coit récemment. Cette tour, qu’il est impossible de ne pas remarquer parce qu’elle domine le paysage de San Francisco, abrite de superbes fresques réalisées par plusieurs artistes durant les années 1930.

En effet, pour susciter la croissance pendant la grande récession de 1929-1939, le gouvernement américain a mis sur pied plusieurs programmes de réalisation de travaux publics; en plus de la construction de ponts et de routes, il y a eu la création de nombreuses oeuvres d’art : sculptures, peintures, photographies, murales.

La tour Coit abrite de superbes fresques récemment restaurées. Elles datent de 1934. Il est drôle de voir que les artistes ont mis des messages « communistes » et « socialistes » dans leurs murales, appelant par exemple à l’unité des travailleurs sur les unes de journaux illustrées dans les portraits de foule. Les murales dépeignent la Californie de l’époque, avec ses secteurs industriel et agricole, le commerce de détail et la vie de tous les jours de San Francisco.

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Le plus intéressant, c’est que visiter le premier étage ne coûte rien. Il faut payer seulement pour emprunter l’ascenseur jusqu’en haut de la tour afin d’admirer d’autres fresques et le panorama :20141025_150952_AndroidÉtant donné qu’il y avait environ 45 minutes d’attente pour prendre l’ascenseur, nous avons préféré rester au premier étage. Mais même au pied de la tour, il y a une belle vue :

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Si vous voulez voir d’autres images des murales, c’est ici.

Chicago (3) : Eataly et Bowie

Mon séjour à Chicago a été suffisamment rempli par des activités de formation, je n’ai pas vraiment eu le temps de visiter la ville. Mais deux choses ont valu le détour: Eataly et l’exposition Bowie is…

Eataly est un concept novateur qui a tout pour plaire aux amateurs de l’Italie : c’est à la fois un marché et un espace de restauration qui comprend 23 « restaurants ». En gros, à côté de chaque kiosque (légumes, viandes, poissons, pain, vins, pâtes, etc), il y a un restaurant où vous pouvez manger ce qu’on y vend. Le rez-de-chaussé est occupé par un café, une crèmerie, un coin Nutella, un marché de produits non périssables importés d’Italie (café, chocolat, confiture, miel, biscuits, etc, etc, etc!) ainsi que des articles de cuisine et des livres. Les produits périssables proviennent généralement d’un rayon limité afin de garantir la fraîcheur et surtout, afin d’assurer un développement durable de l’agriculture.

Je vous vois penser : ça à l’air bobo tout ça! Et c’est vrai! C’est le genre d’endroit où j’irais de temps en temps prendre un bon café et manger de vraies bonnes pâtes fraîches, mais où il serait pas mal coûteux de faire mon épicerie.

Il y en aura un bientôt à Toronto. Celui de New York sert plus de 20 000 repas par semaine et est devenu une attraction touristique. Avoir su, l’an dernier, je me serais régalée lorsque je suis allée quelques jours à New York…

Bowie is…

Le Viking et moi sommes restés les oreilles bien au chaud grâce à des audioguides le dimanche après-midi. Au lieu d’aller se faire venter en croisière sur la rivière Chicago, nous sommes allés voir l’exposition Bowie is… (Bowie est…). David Bowie, auteur-compositeur-interprète britannique, n’a jamais cessé de se renouveler et n’a jamais fait deux fois la même chose. L’exposition traitait de son parcours et de ses sources d’inspiration, comme la littérature, la peinture, le théâtre japonais, le théâtre, le mime, l’informatique et aussi la musique. L’expo était à Toronto l’an dernier et elle repart pour Paris dès mars 2015 à la Cité de la musique.

Il y avait un monde fou, c’était difficile de lire les manuscrits de paroles de chanson, mais j’ai beaucoup aimé l’exposition, de même que le Viking. L’exposition était plus qu’un simple étalage de costumes et de souvenirs et rendait hommage à Bowie le créateur.

Auparavant, le Viking a pris quelques photos de la ville :

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Les fenêtres donnent l’illusion de lacs.

 

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Le Viking et moi étions d’accord : Chicago est une excellente solution de rechange si on cherche une ville semblable à Montréal aux États-Unis.

 

Chicago! (2)

Bonjour,

un petit mot pour vous expliquer mon silence à Chicago. Cela faisait si longtemps que je ne m’étais pas servie de ma tablette pour alimenter le blogue que je ne trouvais plus les icônes de publication…

D’abord, je me suis sentie immédiatement chez moi à Chicago : les automobilistes de Chicago sont aussi dangereux que ceux de Montréal; il y a des bixis appelés Divvy bikes; il faisait « frais » pour moi et « froid » pour les Latinoaméricains et les Africains présents à la conférence.

Lorsque nous nous sommes arrêtés à Chicago le Viking et moi alors que nous étions en route vers la Californie, j’avais demandé à une amie des suggestions d’activités. Elle avait conseillé « de se promener le nez en l’air » pour admirer l’architecture. Eh bien, je vous affirme en primeur que se « promener le nez en l’air » risque d’entraîner une collision avec un piéton qui, lui, « a le nez vers le bas ». J’ai trouvé extrêmement dangereux cette horde de passants qui déambulent le nez collé à leur téléphone intelligent. Il y en a à San Francisco, mais à Chicago je les ai trouvé encore plus distraits (ou peut-être est-ce parce que le centre-ville de SF est plus petit, y’a peut-être moins de monde).

Sinon, à part la conférence qui était géniale, deux choses ont retenu mon attention : Eataly et David Bowie is… Je vous en reparle en détail très bientôt.

Chicago!

Ce mardi je quitte la Californie pour Chicago jusqu’à dimanche. Je me rends au congrès annuel de l’American Translators Association (ATA), où j’assisterai entre autres à des ateliers de formation. Plus de 1800 participants sont attendus!

Chicago est une ville prisée par les gourmands. Jeudi, je me rendrai à un restaurant français avec des collègues de la Division de langue française de l’ATA; j’ai bien hâte! Et le samedi soir, le président de mon entreprise, le Viking en personne, m’accompagnera au Weber Grill (la même marque Weber des barbecues) où nous irons manger d’énormes steaks!

Et la vie d’hôtel pour presque une semaine, chouette.

Comme les ateliers ont lieu en journée et qu’il fait nuit de plus en plus tôt, j’aurai probablement peu de photos à afficher sur ce blogue, mais j’essaierai d’en prendre quelques une. Le centre-ville est très beau et Chicago est réputée pour la diversité de son architecture.

Bonne semaine!

Avec le temps… (2)

Cela fait un an tout juste que le Viking et moi sommes déménagés ici dans notre appartement du quartier Grand Lake. Nous étions très heureux de notre choix et nous le sommes encore. Nous avons eu la chance de souligner cet anniversaire en compagnie de sept (7) invités dimanche, dans le cadre d’un brunch copieux!

Nous avons fait un mini bilan, très positif. L’an dernier, nous étions plutôt solitaires et fréquentions que 2-3 personnes. Nous avons donc élargi notre cercle de connaissances, qui semblaient toutes ravies de ce brunch. Mes crêpes et le sirop d’érable ont été appréciés, de même que l’omelette aux légume du Viking.

Nous avons eu la chance de rencontrer des gens comme nous : plusieurs sont étrangers et tous sont démocrates!

Nous avons discuté de l’élection de mardi, puisqu’à Oakland il y a une élection à la mairie. Certains sont encore indécis, un a voté par anticipation et n’a pas dit pour qui, un autre refuse de voter, un vote pour la mairesse Quan; la discussion a été intéressante. Sur les 15 candidats, les gens doivent mettre en ordre de préférence trois candidats : le fort taux d’indécision et une faible participation pourraient faire en sorte que la mairesse Quan reste en poste. On verra bien mardi.

Oui, le « squat novembre au soir » sera le grand soir!