La magie des Fêtes

Je pourrais vous parler en long et en large de sujets sérieux qui occupent mon attention, comme les récentes manifestations qui ont eu lieu à Oakland, Berkeley et San Francisco en réponse au racisme et à la brutalité policière; la possible candidature de San Francisco comme ville hôte des Jeux olympiques d’été de 2024; les pluies diluviennes d’hier qui ont transformé des endroits publics de la région en piscine géante (voir ici); les compressions à la Société Radio-Canada; mais bon, un peu de légèreté va faire du bien à ma tension artérielle.

Ce n’est pas parce que nous sommes loin du pôle Nord et de la neige qu’on ne peut pas recréer la magie des Fêtes.J’avais vu une publicité pour « Neige à Rockridge » (le quartier bobo un peu plus au nord), j’y ai entraîné la Viking à ma suite. J’imaginais vaguement beaucoup de neige et des batailles de boules de neige. La réalité était un peu différente :

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L’enclos des animaux, où les enfants pouvaient aller pour flatter des lapins, des poules et autres petits animaux, était bien plus populaire que ce mini banc de neige…

Toutefois, San Francisco a fait les choses en grand près de la fontaine Vaillancourt, en plein centre-ville :

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Nous avons trouvé très intéressante cette juxtaposition de glace et de palmiers…

 

Dès la semaine prochaine, je pourrai me réconcilier avec l’hiver : Je serai au Québec du 17 décembre au 6 janvier; le Viking, du 21 décembre au 4 janvier. À bientôt!

Printemps érable californien?

Il y a du remous chez les étudiants de l’Université de Californie à Berkeley (UC Berkeley). La semaine dernière, les « régents » de l’université, un genre de conseil d’administration composés de dirigeants de l’université, du gouverneur (Jerry Brown) et du lieutenant-gouverneur de l’État et d’autres personnalités, ont adopté un règlement afin d’augmenter les droits de scolarité de 25 % en cinq ans. Et comme les droits ont déjà augmenté de 36 % depuis 2009, étudier dans cette université publique, qui se comporte de plus en plus comme une université privée, coûte cher : pour un étudiant de premier cycle, les droits seuls (sans compter tous les autres « frais afférents » dont les universités sont friandes, les frais pour le matériel scolaire, la nourriture et le logement) représentent 12 192 $ par année. Et ça, c’est le tarif pour les résidants de la Californie; les étudiants des autres États et d’autres pays paient évidemment bien plus.

Plusieurs facteurs expliquent le fait que la pilule passe mal :

Jerry Brown avait augmenté le financement de l’État de 4 % en échange d’un gel des droits pour quatre ans; il menace maintenant de supprimer totalement ce financement (il a voté contre la hausse, approuvée 14-7);

L’Université justifie cette hausse pour « maintenir la qualité » de l’enseignement de cette « meilleure université publique au monde » : toutefois, plusieurs régents et administrateurs ont vu leur salaire augmenter de 20 % à 25 % sous prétexte qu’ils étaient mal payés si leur salaire était inférieur à 300 000 $ (en guise de comparaison, en 2013, le salaire du gouverneur de l’État était de 174 000 $);

On ne sait pas si c’est pour toucher davantage de revenus, mais l’Université a accepté en 2013-2014 moins d’étudiants californiens qu’en 2012-2013, et accepté davantage d’étudiants étrangers et provenant d’autres États;

Et pour remuer le fer dans la plaie, l’Université se justifie en disant que « 40 % des étudiants de premier cycle ne paient pas de droits de scolarité grâce à des bourses et à des prêts. » Donc, c’est pas si grave si on augmente les droits!

L’Université a un statut autonome et n’est pas directement assujettie au gouvernement; même si elle doit lui rendre des comptes, cela fait des mois qu’elle n’a pas envoyé les rapports sur comment elle dépense le financement qu’elle reçoit de l’État.

Bien des politiciens (surtout démocrates) sont furieux de ce qui peut paraître comme de l’arrogance. Un projet de loi bipartisan a été déposé hier au Sénat afin d’enlever le statut autonome de l’Université. Bref, ce sera une histoire à suivre. Si vous vous demandez pourquoi je ne profite pas de mes temps libres pour entreprendre une maîtrise ou un doctorat, vous avez maintenant la réponse.