Ici, c’est toujours la sécheresse…

… alors qu’au Royaume-uni, pour faire changement, il pleut!

Les lecteurs du quotidien The Guardian ont envoyé au journal leurs photos de vacances pluvieuses. Ah, je ne m’ennuie guère du camping sous la pluie!

Pour regarder ces drôles d’anglais mouillés, c’est ici.

Le Viking et moi partons nous ressourcer mercredi soir pour une longue fin de semaine consacrée à la détente et à la dégustation de vino. Après trois semaines de travail intense, je mérite bien de souligner le poids du temps sur mes épaules sur la côte californienne, plus au nord.

Bien sûr, des photos suivront!

Ce n’est pas le temps des vacances…

« Ram dam dam wa da dou, c’est le temps des vacances » chantait le beau Pierre Lalonde. Bien, c’est loin d’être notre cas! C’est ce qui explique mon retard à écrire sur ce blogue, j’ai beaucoup de travail parce que certains sont partis en vacances, les chanceux!

Mais bientôt, ce sera mon tour!

En attendant, je suis vissée à ma chaise de bureau.

À bientôt!

On sait qu’on est aux États-Unis quand…

Hier, le Viking et moi sommes allés au Jack London Square pour voir l’atmosphère d’un 4 juillet et aussi pour me donner la permission de manger un hot-dog ou autre met bien américain. Nous avons été un peu déçus. C’était une fête familiale, de 11 h à 16 h : et bien à 14h30, à notre arrivée, les quelques kiosques de nourriture manquaient déjà de provisions ou étaient trop « attrape-touristes » pour nous : par exemple, une barquette de paella (du riz aux légumes) vendue 10$. Et il y avait moins de kiosques que les dimanches durant le marché public, ce qui nous a étonné. Nous sommes allés nous consoler en buvant un verre de vin californien et en dégustant une pizza toute juste devant l’enclos des animaux.

L’anniversaire de l’Indépendance m’a rappelé quelques faits qui illustrent la culture américaine dans laquelle nous vivons depuis deux ans et demi. Voici quelques observations en vrac.

On sait qu’on est aux États-Unis quand….

…ce qui s’appelle services publics en français est assuré par les sociétés privées : production et distribution d’énergie, ramassage des ordures et matières recyclables notamment. Vous auriez dû voir l’expression de ma voisine lorsque je lui ai demandé « Mais pourquoi ce n’est pas la ville qui s’occupe de la gestion des déchets? » Elle venait de me dire que non seulement notre immeuble paye pour chaque conteneur ou bac vidé par Waste Management, mais que nous pourrions avoir des frais supplémentaires si nous les mettons « trop loin » de notre immeuble sur la voie publique.

… dans toute discussion d’un groupe organisé (conseil d’administration par exemple), quelqu’un mentionne à tout propos « qu’il ne fait pas créer de précédent » ou « qu’il ne faudrait pas se faire poursuivre » et sa variante « peut-on être tenu responsable si…? » La peur des poursuites judiciaires est à mon avis un cancer qui ronge toutes les sphères d’activités américaines.

… on laisse les portes ouvertes! J’ai consulté les professionnels de la santé suivants : médecin généraliste; optométristes; physiothérapeute; infirmières; dentiste. Seule ma médecin généraliste laisse la porte fermée pour avoir un peu de confidentialité entre sa patiente et elle-même. Chez l’optométriste, on laisse la porte de la salle d’examen largement ouverte; chez la dentiste, toute la clinique est à aires ouvertes; chez l’infirmière aussi, la porte reste ouverte; à la clinique de physiothérapie, la quasi totalité de l’espace de soins est à aires ouvertes et les tables de massages sont espacées d’environ deux mètres. Ainsi, tout le monde sait que Mme X s’est fait mal au dos à lever des patients; que M. Y est bénéficiaire de l’aide sociale et qu’il faut lui donner un autre rendez-vous que le jour prévu parce que la clinique a un quota de patients « pas rentables » par jour à respecter : vous voyez le genre. Moi qui avait au Québec des séances de 50 minutes dans la confidentialité et la tranquillité chez mon ostéopathe, lorsque je suis arrivée dans cette clinique, j’étais désarçonnée de ce manque de confidentialité, mais surtout, de ce qui relève du travail à la chaîne dans un espace commun. Imaginez-vous un de mes rendez-vous typiques : j’arrive et on me place dans un coin de la salle sur un vélo stationnaire « à bras » pour réchauffer mes muscles du haut du dos; après 10 minutes, je vais à une table, la physiothérapeute vient m’examiner et m’ausculter; elle fait des manipulations environ 15 minutes; elle m’envoie ensuite faire des exercices plus loin. Pendant ce temps là, elle ausculte ou manipule deux ou trois autres patients; je retourne à la table, elle laisse les autres et vient me faire d’autres trucs. Un beau « service personnalisé »!

Et pourquoi les portes ouvertes? Voir le paragraphe précédent sur la peur des poursuites! Si tout est à aires ouvertes ou si un professionnel de la santé laisse sa porte ouverte, on diminue le risque de gestes déplacés ou d’agressions sexuelles. C’est  très simple et tant pis si tout le monde entend vos petits problèmes!

…au lieu de se demander pourquoi l’université (même publique) coûte si cher, on préfère se demander si c’est encore utile d’obtenir un diplôme de premier cycle (lire ici et  ou )! Moi, c’est simple, plus jeune, si j’avais su que l’université est gratuite en France, en Finlande et en Écosse, je serais partie étudier à l’étranger et serais peut-être détentrice d’un doctorat!

Voici quelques photos du 4 juillet :IMG_1555

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Wow! Des policiers d’Oakland qui sont à l’extérieur de leur véhicule de patrouille!

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On a goûté à ce vin, pas mal du tout!IMG_1559

Les amoureux sont seuls au monde…. (J’avoue, c’est la première fois que je voyais un cochonnet brouter de l’herbe avec appétit!)

Je ne sais si c’est ce qui a donné au Viking l’idée de commander une pizza au prosciutto…