Les États-Unis du racisme et de la peur

Nous avons eu la preuve en fin de semaine que le Québec et le Canada font partie des « États-Unis de la peur et du racisme ». Cet acte de de terrorisme à Québec est injustifié, dégoûtant et méprisable.

J’ai lu que le suspect, Alexandre Bissonnette, admirait Trump, Marine Le Pen et a été un cadet de l’armée. Cela m’a rappelé de mauvais souvenirs; à l’adolescence, j’avais des amis qui étaient des cadets de l’armée de l’air. Il y avait dans leurs collègues 2 ou 3 néo-nazis, qui, à 16 ans, avaient donc hâte de s’enrôler dans la vraie armée lorsqu’ils auraient 18 ans pour avoir une chance d’aller tirer du fusil quelque part (ils n’avaient pas l’air de comprendre les subtilités du programme des casques bleus de l’ONU, un programme de maintien de la paix, qui était à l’époque le seul moyen pour les soldats canadiens d’utiliser leurs armes en dehors d’un champ de tir).

Je ne dis pas que les cadets de l’armée regorgent d’adolescents troublés prêts à tirer sur autre chose qu’une cible, mais l’existence de ce véhicule de propagande de la militarisation et de l’accès aux armes m’a toujours déplu. Cette tragédie ne me fera pas changer d’idée. Comment un homme peut-il passer de l’intolérance intellectuelle à la violence armée spontanément? Son action a probablement été nourrie depuis longtemps par une colère dirigée contre « les zautres » (il aurait été victime d’intimidation à l’école primaire et secondaire), les « étranges » et les « féminazis » (les féministes); elle a trouvé un vecteur d’expression dans l’élection de Trump et l’ambition présidentielle de Marine Le Pen en France.

J’ai moi aussi des préjugés sur bien des gens, mais j’ai aussi le préjugé favorable que tous les humains sont égaux et que personne n’est illégal. C’est difficile pour moi de voir un gouvernement ériger la discrimination en système. Et de voir que cette discrimination servira d’excuse pour commettre encore plus de d’atrocités.

Ce contenu a été publié dans Uncategorized par Jackie. Mettez-le en favori avec son permalien.

A propos Jackie

Jackie Waterman est tombée dans la soupe à l'alphabet à l'age de 6 ans. D'abord journaliste, puis désormais traductrice de l'anglais vers le français, elle quitte le Québec pour s'installer à San Francisco en 2013. Ce pseudonyme est un discret hommage à l'antihéros Jack Waterman du roman Volkswagen Blues du romancier québécois Jacques Poulin.

Laisser un commentaire