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Depuis deux semaines que nos affaires sont en route vers Montréal, le Viking et moi avons un nouvel environnement. Nous sommes dans un hôtel d’Oakland en attendant que la vente de notre appartement se règle (la date limite pour recevoir les offres est mercredi prochain!), ce qui exige généralement un mois pour toutes les formalités une fois que nous acceptons une offre.

Il va falloir se muscler les poignets, parce que contrairement au Québec, où l’achat d’une propriété et l’acceptation d’un prêt hypothécaire n’exigent que la signature de quelques formulaires, ici, c’est tout le contraire. Je me souviens que lorsque nous avions acheté l’appartement, la pile de formulaires était presque aussi épaisse qu’un bon vieux bottin des Pages Jaunes de 1999. Le pire dans tout cela, c’était l’inégalité du travail: le viking avait davantage de signatures que moi à apposer sur les documents, car si nous sommes tous deux propriétaires, il est le seul emprunteur pour l’hypothèque. Comme il n’y a pas de notaires ici, tout le travail est fait par des entreprises privées. Aux États-Unis, qui dit entreprises privées dit « peur de se faire poursuivre », alors c’est la multiplication des signatures pour signifier qu’on a compris ceci, accepté cela, etc.

Je vous entend penser, « Ils sont à l’hôtel, ça doit coûter cher! » Oui, c’est cher, mais c’est cher avec des services! Nous avons d’abord regardé pour louer un studio à 2800$ dans notre quartier, pour se rendre compte que c’était pas un studio mais une chambre chez quelqu’un! Les autres véritables studios sont loués de 3000 $ à 4000 $ et il avait souvent quelque chose qui manquait, même à ce prix: soit il n’y avait pas de bureau pour que je puisse travailler, soit il n’y avait pas de table de cuisine, parfois il n’y avait ni bureau, ni table. C’est peut-être suffisant pour des touristes pour quelques jours, mais pas pour deux mois. Ici, il y a l’internet, le ménage une fois par semaine, un stationnement, un gym, le petit-déjeuner est compris tous les jours et il y a des repas et des apéros le soir du lundi au jeudi, ainsi qu’une navette gratuite pour aller au centre-ville ou au métro. Et après 31 jours nous sommes considérés « résidents » et la taxe hôtelière ne s’applique pas. Nous savons que cet investissement sera largement récupéré au moment de la vente, puisque sans valorisation immobilière, nous n’aurions pu exiger un prix plancher comme celui là.

Pour les curieux, la visite virtuelle de notre appartement est ici. Ce sont des meubles loués pour l’occasion.

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A propos Jackie

Jackie Waterman est tombée dans la soupe à l'alphabet à l'age de 6 ans. D'abord journaliste, puis désormais traductrice de l'anglais vers le français, elle quitte le Québec pour s'installer à San Francisco en 2013. Ce pseudonyme est un discret hommage à l'antihéros Jack Waterman du roman Volkswagen Blues du romancier québécois Jacques Poulin.

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