Le poids des mots…

Ceux et celles qui lisent Paris Match en cachette auront reconnu une partie de son ancienne devise : « le poids des mots, le choc des photos ». Les mots sont très lourds : lourds de sens, mais aussi lourds au sens propre. Trois estimateurs d’entreprises de déménagement longue distance sont venus évaluer le poids de notre ménage. Inutile de vous dire que les six bibliothèques et leur contenu représentent une part non négligeable de ce poids. Verdict? De 6500 lb à 8000 lb. Évidemment, nous payons le poids réel du chargement, ce sont des devis temporaires. J’ai fait mon effort, j’ai enlevé une pleine boîte de livres, chose que refuse de faire la moitié rousse du ménage. Après le roman « Un mariage poids moyen » de John Irving, je devrai peut-être renommer ce blogue « un mariage poids lourd »… Un dernier commentaire : ces entreprises de déménagement, sous prétexte qu’elles font affaires avec des partenaire américains, ne proposent des formulaires qu’en anglais, ce qui est déplorable et, je vous avoue, ils ne sont pas toujours faciles à comprendre.

La décision

Jackie Waterman et son rouquin de mari ont décidé de quitter le Québec pour s’installer dans la grande région de San Francisco en janvier 2013. Pourquoi et comment? Le pourquoi est simple : comme le dit le titre d’un roman de San-Antonio : J’ai essayé : on peut! Le fait que la mari ait été embauché par une société californienne constitue aussi un facteur important… Comment? Comme les Américains : en voiture! Si tout se déroule comme prévu, nous quitterons le Québec le 27 décembre afin de rejoindre la côte ouest américaine le 4 janvier 2013.

Pourquoi ce pseudonyme? D’abord, j’aime que ma vie privée soit privée, et puis, comme vous pouvez le lire dans mon profil, il s’agit d’une autre référence littéraire, puisque le narrateur du roman Volkswagen Blues de l’écrivain québécois Jacques Poulin s’appelle Jack Waterman.

En voici un extrait:

« Ils étaient partis de Gaspé, où Jacques Cartier avait découvert le Canada, et ils avaient suivi le fleuve Saint-Laurent et les Grands Lacs, et ensuite le vieux Mississippi, le Père des Eaux, jusqu’à Saint-Louis, et puis ils avaient emprunté la Piste de l’Oregon (…) ils avaient parcouru les grandes plaines, franchi la ligne de partage des eaux et les montagnes Rocheuses, traversé les rivières et le désert et encore d’autres montagnes, et voilà qu’ils arrivaient à San Francisco. »

Comme de nombreux aventuriers et coureurs des bois francophones depuis quatre siècles, nous partons nous aussi à la découverte de ce que sont désormais les États-Unis, une planète à part entière.

Tout le monde à bord!